Bonjour c’est Vincent,

J’ai comme l’impression que nous avons tapé dans le mille : vous avez plébiscité le dernier dossier de Pauline sur la voiture électrique.

Un sujet hautement sensible !

Le nombre de vos commentaires montre combien la défiance recule face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, aux efforts des constructeurs et aux coups de pouce de l’État.

Les derniers chiffres du mois d’avril confirment l’ampleur de la bascule : 

  • La vente des véhicules électriques est en hausse de 42 % et même de 75 % pour les particuliers (comparé à l’année précédente). Plus d’un véhicule vendu sur 4 est désormais une voiture électrique.

  • Un autre chiffre m’a marqué : l’offre des constructeurs s’est sacrément étoffée. Il y a actuellement sur le marché 181 modèles différents de véhicules électriques (+ 67 en deux ans). Plusieurs citadines sont désormais accessibles à moins de 20 000 euros…

Une idée reçue a encore pourtant la peau dure : les voitures hybrides rechargeables, très prisées, constitueraient “le compromis idéal” pour bénéficier à la fois des avantages du thermique et des bienfaits de l’électrique (pour l’environnement).  

Rien n’est plus faux.

Pour au moins 3 bonnes raisons :

  • Le mode électrique est en fait très peu utilisé.

  • Le moteur thermique est moins performant sur ces modèles.

  • La présence de deux motorisations augmentent significativement la masse du véhicule — et donc sa consommation.

Ni économique, ni vertueux.

Et si vous souhaitez en savoir plus, les meilleurs arguments sont ici.

Bonne route !

Au sommaire

  • 🐝 Vous (oui, vous) pouvez aider la science

  • 🚜 La crise agricole (avec 139 ans d’avance)

  • 🏅 Les seconds seront les premiers

  • 🏖️ Vous en mangez 16 kilos par jour

La rubrique pour vivre mieux

Vous vous ennuyez en balade ? Alors… aidez la science !

Salut, c’est Pauline Cécile 👋 Je ne sais pas pour vous mais à l'école, les sciences de la vie et de la Terre, c’était vraiment pas mon truc. Résultat : j’ai longtemps cru que l'observation des plantes ou des animaux n'était pas faite pour moi.

Jusqu’à ce que je découvre les sciences participatives.

Le principe est simple : des citoyens comme vous et moi peuvent contribuer à la recherche scientifique. Même sans bac + 48 en biologie. Autant dire que ça m’a donné envie de creuser le sujet.

Vous êtes prêts ? Je vous explique ! 

Les enjeux

Contrairement aux idées reçues, étudier le vivant n’est pas réservé à quelques chercheurs en blouse blanche.

Depuis les années 2000, des programmes permettent à des naturalistes amateurs de collecter des données sur la faune et la flore — et utiles à la recherche.

Et ça prend de l’ampleur :

  • 6 Français sur 10 se disent prêts à contribuer au développement de la recherche scientifique.

  • La France fait partie des pays les plus actifs sur ces sujets. Elle occupait en 2016 le 7e rang mondial (et 3e rang européen) des pays qui publient sur les sciences participatives.

  • Le nombre de citoyens engagés dans un programme de sciences participatives sur la biodiversité a été multiplié par 5 en seulement dix ans !

Surtout, ces programmes permettent des avancées scientifiques concrètes.

🐟 Le programme BioLit, piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), a permis d’observer plus de 800 espèces sur le littoral.

🐝 Les données du programme Spipoll ont documenté l’expansion d’une abeille sauvage venue d’Asie.

🦋 Plus impressionnant encore : un papillon considéré comme éteint depuis 1875 a été redécouvert en Afrique du Sud… grâce à des observations amateures sur une plateforme collaborative.

Dans un contexte où les chercheurs manquent parfois de temps, de moyens et d'effectifs pour mener certains projets, ces programmes prennent une importance toute particulière.

Les solutions

Comment faire passer les sciences participatives au niveau supérieur ?

Quelques leviers-clés :

  • Mieux les intégrer dans les politiques de recherche → en incitant les décideurs politiques et financeurs à soutenir davantage ces programmes, qui complètent efficacement la recherche classique.

  • Créer plus de lien entre les initiatives existantes pour mutualiser les outils et les savoirs → le collectif National sur les sciences participatives - biodiversité de la LPO travaille déjà à structurer cet écosystème.

  • Rassurer sur la qualité des données → en continuant à convaincre les institutions scientifiques que les données collectées par les citoyens peuvent être fiables — à condition d’être bien encadrées.

  • Mieux accompagner les chercheurs et chercheuses → en co-construisant de la façon la plus étroite possible les programmes de sciences participatives avec les structures porteuses des projets.

Et moi, je fais quoi ?

Je rejoins un programme

  • Le portail OPEN co-fondé par le MNHN recense plus de 200 programmes de sciences participatives à travers la France.

  • Le réseau Vigie-Nature porté par le MNHN et l'Office français de la biodiversité permet également d'accéder à un large panel de programmes participatifs.

L’idée, c’est de choisir quelque chose adapté à votre niveau, votre temps et vos envies.

Posez-vous ces questions en amont :

💬 Est-ce que je suis novice ou avec des connaissances spécifiques ?

  • Novice : Il existe de nombreux programmes qui ne demandent pas de savoir spécifique sur le portail OPEN — comme l'Observatoire participatif des oiseaux des jardins. Il suffit pour cela de choisir l'option “niveaux : pour tous (pas de connaissance spécifique)”.

💬 Est-ce que je suis plutôt mer, montagne ou forêt ? 

De son coté, l'observatoire Phénoclim invite les habitants en montagne et à proximité à transmettre leurs observations d'espèces de plantes et d'arbres communes, afin de suivre l'évolution des saisons en réponse au changement climatique. 

💬 Est-ce que je suis plutôt team canapé ou balades au grand air ?

  • Team balade : De très nombreux programmes de sciences participatives, comme ceux détaillés juste au-dessus, permettent d'aller se dégourdir les jambes tout en aidant la science.

  • Team canap : Dans le programme Espions des Océans, lancé par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, vous analysez des photos et des vidéos prises sous la mer afin d'identifier les espèces visibles et aider à mieux comprendre les effets du changement climatique… sans bouger de chez vous.

Dans la même veine, Wild Mont-Blanc propose à ceux qui le souhaitent d'identifier les animaux présents dans les centaines de milliers d'images prises dans le massif du Mont-Blanc.

Je participe à des événements

  • N'hésitez pas à prendre part aux festivals dédiés aux sciences participatives pour rencontrer d'autres curieux — comme le festival Va savoir ?! à Montpellier par exemple. 

  • Regardez du côté des événements organisés par les programmes que vous suivez. Certains programmes comme le Spipoll organisent des rencontres nationales.

Je crée un programme

Formez-vous pour monter un programme de sciences participatives grâce à l'outil en ligne développé par le MNHN.

🙏 Merci à :

  • Vanessa Manceron, directrice de recherche au CNRS et autrice de Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs

  • Marjorie Poitevin, animatrice du CNSPB

  • Émeline Bentz, maraîchère et ancienne chargée de projets sciences participatives à la fondation pour la nature et l'Homme.

📌 Retrouvez toutes les sources utilisées pour écrire cet article dans cette page.

Pour un job qui vous ressemble

Auditeur·rice AB en transformation agroalimentaire — Ecocert France — Nantes (44) : Chez Ecocert, acteur historique de la certification biologique, vous accompagnerez les entreprises agroalimentaires pour vérifier leurs pratiques et les aider à respecter les exigences du label AB. Un poste parfait pour celles et ceux qui veulent allier terrain, rigueur et transition agricole.

Animateur·rice Agriculture & Écologie urbaine — Terres Urbaines — Drancy (93) : Jardins partagés, fermes urbaines, ateliers autour du compost, de la biodiversité ou de l’alimentation durable… ici, vous aiderez les habitants à remettre les mains dans la terre. Si vous aimez autant animer des groupes que faire pousser des projets collectifs, foncez.

Chef·fe de Projet Résilience - Sensibilisation — Fondation GoodPlanet — Paris (75) : Au programme : sensibilisation, mobilisation de terrain et accompagnement de projets autour de l’agriculture régénérative et du vivant. Si vous voulez mêler pédagogie, engagement et impact concret, plus d’infos par ici.

Vous souhaitez diffuser votre offre d'emploi ? Contactez notre équipe commerciale : [email protected]

On s’aère les neurones

Retour à La Terre

Je viens de refermer La Terre d’Émile Zola.

Et ce qui me frappe, c’est à quel point ce livre — écrit pourtant il y a plus de 150 ans — évoque déjà nos enjeux agricoles et écologiques actuels : mécanisation, essor des engrais et épuisement des sols, disparition des haies, difficultés à rémunérer les agriculteurs, concurrence internationale…

Tout est d’une modernité folle. Ou traversé de questions intemporelles, comme celle-ci, magnifique : “Est-ce que ça existe, la terre ? elle est à moi, elle est à toi, elle n’est à personne.

Une question qui envisage le monde autrement

Et si… on célébrait les suiveurs plutôt que les leaders ?

On célèbre souvent les pionniers. Ceux qui lancent, qui osent, qui prennent des risques. Mais cette réflexion du réalisateur Léo Primard invite à les considérer autrement. Et si on valorisait tout autant ceux qui suivent leur exemple ?

Car sans eux, rien ne prend. Le premier agit, certes. Mais c’est le second qui transforme l’action d’un fou solitaire en début de mouvement collectif. Celui qui ne crée rien, ne dirige rien… mais qui dit simplement : “Moi aussi.”

Alors si vous êtes le second, et non le premier, à initier un changement… félicitations, vous avez aussi changé le monde !

Il se passe quoi au bureau cette semaine ?

Vamos a la playa

C’est la deuxième ressource la plus exploitée au monde après l’eau. Va-t-on finir par manquer de sable ? Notre journaliste Maëlys explique tout dans ce nouvel épisode de notre série Minecraft — de quoi briller à la plage cet été 👇

La reco de Pauline

Je pique le créneau de Morgane pour vous partager cette pépite : une vidéo qui montre tous les trains qui circulent en France sur une journée. Hypnotisant !

Vous nous écrivez

Et aujourd’hui, je vous relaie ce message envoyé par Gabrielle sur un sujet dont vous avez peut-être entendu parler : la possible réorganisation de l’Agence de la transition écologique (ADEME).

Un projet de loi prévoit notamment de rapprocher localement les équipes de l’ADEME et celles des DREAL, placées sous l’autorité des préfets de région. Une évolution qui inquiète plusieurs personnalités et ONG, qui craignent une dilution de l’expertise technique et scientifique de l’agence ainsi qu’un affaiblissement de son ancrage local.

Si le sujet vous interpelle, Gabrielle a préparé un kit d’action très clair pour aider celles et ceux qui souhaitent faire entendre leur voix.

Cette édition a été concoctée par : Cécile Massin, Paulin Viguier et Pauline Vallée (référente éditoriale).

Rédactrice en chef 2050NOW : Aude Baron. Directeur général 2050NOW : Vincent Giret.

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