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Mon engagement écolo en banlieue

Ils en sont souvent les premières victimes et pourtant, les habitants des quartiers populaires sont les grands oubliés des réflexions autour de la transition écologique. Sanaa Saitouli a cofondé une initiative pour parler d’environnement dans les quartiers. Elle nous raconte.

Native de Cergy, Sanaa Saitouli a une vie entière d’engagement citoyen derrière elle. Dès son plus jeune âge, elle a vu comment les problématiques environnementales impactaient directement le quotidien de ses proches. En 2004, son père ouvrier dans une usine automobile décède d’une tuberculose. Elle se rend compte qu’elle n’est pas seule, et qu’autour d’elle, d’autres personnes subissent le même sort. Issu.es de quartiers populaires et oublié.es du débat public, iels se sentaient lésé.es, alors qu’iels étaient tout autant concerné.es. Alors, avec Abdelaali el Badaoui, Féris Barkat et Youssef Soukouna, elle crée Banlieues Climat (@banlieuesclimat sur Instagram). L’association veut occuper le terrain dans les quartiers, en allant former les jeunes aux problématiques écologiques, et occuper l’espace médiatique, pour donner de la voix à ceux et celles qu’on invisibilise.

@2050now

Les quartiers populaires sont les premières victimes du changement climatique Pour aider les habitant·es à se mobiliser, Sanaa Saitouli a ... See more

Car oui, les habitant.es des quartiers populaires sont les premiers concernés face au changement climatique.

Selon le CIRED et l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) :

  • Les habitant.es les plus pauvres ont 3 fois plus de risque de mourir d’un épisode de pollution que les habitant.es les plus riches

  • En été, 70 % des habitant.es des quartiers prioritaires font face à des températures trop élevées dans leur logement (contre 56 % au niveau national)

  • En hiver, 52 % sont confronté.es à des températures trop basses (contre 35 % au niveau national)

  • En été, plus de 50 % ont du mal à trouver un endroit où se rafraîchir : parc ombragé, point d'eau, bibliothèque climatisée ou tout autre lieu considéré comme un "îlot de fraîcheur"

Banlieues Climat a donc développé une formation de huit heures, “1 jour 1 diplôme” avec l’aide de scientifiques du GIEC et reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur. Plus de 500 jeunes ont déjà été formés, et celle-ci rencontre un accueil très enthousiaste dans les quartiers. Pour Sanaa Saitouli, il s’agit aussi de transmettre son engagement, et de former la nouvelle génération de militants : pour elle, pas de doute, la relève est assurée.

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