Bonjour c’est Vincent,
Je me suis souvent demandé si le monde de la finance jouait vraiment son rôle dans la transition : sans financements massifs, impossible de relever le défi.
J’ai trouvé de vraies réponses cette semaine.
Nous — GreenUnivers by 2050NOW, notre offre édito sur la transition énergétique, avec Option Finance — avons organisé la cinquième édition de “Time to change” qui a réuni, pendant deux jours à Deauville, le gratin des fonds d’investissement, des banques et des industriels.
J’y animais un panel sur “l’adaptation à un monde à +3°C”. Et ça tombe bien : c’est par cette urgence que le sujet du climat est vite revenu au-dessus de pile.
Voici les 3 points que je veux vous partager :
Après des années à passer à évaluer les aléas, il y a eu un vrai déclic : la sécheresse record de 2022 fut une confrontation violente avec le réel. Nombre d’entreprises ont eu des actifs menacés, des usines ou des cultures en manque d’eau, des conditions de travail impossibles, des bâtiments fragilisés… Les aléas physiques ont explosé sur la planète, en nombre et en intensité.
Les politiques climatiques ont alors changé de statut. Hier supplément d’âme, elles sont peu à peu intégrées au cœur du business, à la finance, à la gestion des risques, à la sécurité, et même à la souveraineté. En un mot : à la performance économique.
Les deux fonds d’investissement présents dans mon panel — Candriam et Ofi Invest — mobilisent à eux deux près de 400 milliards d’euros dans leurs actions, pour les sols, l’eau, la biodiversité, la décarbonation, la sécurité des chaînes de valeurs.
Bien sûr, certains cèdent encore au court terme. Mais de plus en plus d’acteurs économiques ont désormais la conviction que l’inaction leur coûtera plus que l’adaptation.
Et c’est la condition même pour que nous sauvegardions l’habitabilité de notre planète !


